Chlordécone aux Antilles : quelle eau boire en Guadeloupe et en Martinique ?

Utilisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique de 1972 à 1993, le chlordécone reste présent dans les sols et les eaux des Antilles pour des décennies. Faut-il s’inquiéter pour l’eau que l’on boit ? Voici ce que disent les autorités sanitaires, et les solutions pour disposer d’une eau sûre au quotidien.

Le chlordécone, un pesticide très persistant

Le chlordécone est un insecticide employé pendant plus de vingt ans contre le charançon du bananier. Interdit depuis 1993, il se dégrade extrêmement lentement : il contamine durablement les sols, les rivières, les nappes et le milieu marin proche des côtes.

Selon Santé publique France (étude Kannari, 2013-2014), le chlordécone est détecté dans le sang de plus de 90 % des adultes de Guadeloupe et de Martinique. L’imprégnation baisse depuis 2003 pour la majorité de la population, mais pas pour les personnes les plus exposées.

D'où vient l'exposition ?

D’après l’Anses, l’alimentation est la principale voie d’exposition : poissons et crustacés pêchés en zone contaminée, crustacés d’eau douce, œufs de poulaillers familiaux, légumes racines cultivés dans des sols contaminés. Les produits des circuits informels (autoproduction, dons, vente en bord de route, pêche de loisir) exposent davantage que ceux des circuits contrôlés. Le programme JAFA propose des analyses gratuites de sols et d’aliments.

Et l'eau du robinet ?

L’eau distribuée par le réseau public est traitée, notamment au charbon actif dans les usines concernées, et contrôlée par l’ARS. En revanche, le chlordécone peut se retrouver dans l’eau de sources, de rivières ou de captages non traités. Il est donc déconseillé de boire l’eau d’une source ou d’une ravine sans traitement adapté.

Aux Antilles, une autre difficulté s’ajoute : les coupures d’eau et les « tours d’eau », fréquents en Guadeloupe, qui obligent de nombreux foyers à stocker de l’eau ou à acheter des packs de bouteilles.

Quelles solutions pour une eau sûre ?

1. Filtrer l’eau du robinet avec un osmoseur

Pour aller au-delà du traitement du réseau, un osmoseur sous évier retient l’essentiel des contaminants dissous : pesticides, PFAS, nitrates, métaux lourds. Voir par exemple l’osmoseur Pure Balance, sans électricité, ou le Cross 90 Balance.

2. Traiter l’eau d’un puits ou d’un forage

L’eau d’un forage privé n’est pas contrôlée par l’ARS : faites-la analyser, puis traitez-la avec un système adapté, comme l’osmoseur Slim 4″ Pro, ou sa version spéciale eau saumâtre pour les forages proches de la mer.

3. Produire son eau à partir de l’air

Un générateur d’eau atmosphérique ne puise ni dans le sol, ni dans les rivières : il condense l’humidité de l’air, puis la filtre, la purifie et la minéralise. Selon l’Anses, aucune contamination de l’air par le chlordécone n’a été détectée. C’est donc une eau indépendante de la pollution des sols, et qui reste disponible pendant les coupures du réseau.

Le climat antillais, chaud et humide toute l’année, est idéal : c’est dans ces conditions qu’un générateur produit le plus d’eau. Le C2 convient à une personne ou un couple, le C3 à une petite famille, le C8 à une grande famille ou un bureau.

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En résumé

  • Le chlordécone touche surtout l’alimentation issue des zones contaminées.
  • L’eau du robinet est traitée et contrôlée ; évitez l’eau de source ou de rivière non traitée.
  • Osmoseur, traitement de forage ou générateur d’eau atmosphérique : plusieurs solutions existent pour boire une eau sûre, même pendant les coupures.

Sources : Anses, Santé publique France. Une question ? Contactez-nous.

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